Like me

Projet de création 2020

« Chaque minute compte. Je dois accepter la pression, la faire mienne. Tenir, jusqu’à l’asphyxie. Je dicte mes règles, je suis un conquérant de l’impossible. »
Un champion d’apnée. Des casques. Des pas dans le pédiluve. Une noyade. Des voix adolescentes. Un casier qui claque. Une vidéo virale. Un puzzle à reconstituer.

Jusqu’où est-on prêt à aller pour sauver son image ?

Pour sa prochaine création, la compagnie a choisi d'explorer la question de l'intime et de l'image publique à l'adolescence.
Facebook, Instagram, Snapchat : nous sommes reliés en permanence au monde extérieur. On vit à toute vitesse, dans l'instantané, sans aucun recul sur ce qu'on publie. On évolue dans le monde de l'info logorrhéique, en continu, sans filtre et sans mesure. A un âge adolescent où l'identité se construit par le autres, par ceux qui nous entourent, il apparaît que l'exposition sur la sphère des réseaux sociaux est un passage quasi obligatoire. Comment grandit-on dans un environnement d’hyper exposition ? Que nous raconte ce besoin de reconnaissance et d’existence aux yeux des autres ? Comment faire la part des choses entre ce qu’on décide de partager et ce qui nous échappe ?

Dans une atmosphère réaliste, LIKE ME est une fantaisie d'anticipation aux notes cyniques, à l'humour noir. Glaçante mais pleine d'espoir aussi. Une introspection qui tire vers l'impudeur, sans qu’on ne sache où se cachent la vérité et le mensonge. Une invitation à questionner nos propres fonctionnements, nos limites, nos arrangements (in)conscients avec le voyeurisme et l'exhibitionnisme quotidiens.

Extraits du texte (travail en cours)



SIMON VOLSER, APNÉISTE.- A partir de 35 mètres, l’air est tellement comprimé dans mon corps, que je chute comme une pierre. Avec la pression, mes poumons ressemblent à deux balles de ping pong … je suis un condensé de moi-même.
Battements de cœur forts.
Chaque minute compte. Je dois accepter la pression, la faire mienne. Tenir, le plus longtemps possible. Je tiens mes organes dans mes mains, je dicte mes règles, je suis un conquérant de l’impossible, je pense aux alpinistes qui touchent le ciel, aux cosmonautes qui défient l’espace, aux pompiers qui traversent le feu (Il attrape une pierre ronde, qui permet aux apnéistes de peser dans l’eau), j’appartiens à la caste des surhommes, de ceux qui jouent aux cartes quand tout explose, et pour gagner la minute ultime, cette minute impossible qui torpille tous les scores, j’appelle mon enfance, je caresse gentiment la joue de ceux qui m’ont maintenu la tête sous l’eau, et d’une seule main, j’appuie fermement sur leur visage, jusqu’au sol, jusqu’à les enfermer sous un grand lac droit et gelé, et je marche, pieds nus, surpuissant et tellement cool, bercé par le tam tam de leurs petits poings qui tapent à l’aide sous la glace.
Allez vous faire foutre, moi je suis du bon côté et j’y reste.



Explorations sonores

Le compositeur et créateur sonore Xavier Leloux réalisera la bande son du spectacle, qu'il interprétera en direct. Utilisant l'espace de la piscine comme un instrument joué en live, sa musique accompagne le spectateur dans le parcours et invite à l'immersion. Les bruits de la douche, des pas dans le pédiluve, des casiers qui claquent - comme dans l'extrait ci-dessous - saisis en direct, se mêlent aux notes électro et filtrées de ses machines.





  • Mise en scène : Pauline Van Lancker
  • Écriture : Léonore Confino
  • Interprétation : Simon Dusart
  • Création musicale : Xavier Leloux
  • Initiation apnée : Clémentine Quenon
  • Administration : Laurence Carlier
  • Production et diffusion : Margot Daudin Clavaud





Partenaires

Coproduction : La Passerelle (Rixheim - 68), Le Boulon, CNAREP (Vieux Condé - 59).
Création financée avec l'aide de la DRAC Hauts-de-France, le Conseil Départemental du Pas-de-Calais, la Ville de Lille.
Avec le soutien de La Barcarolle (Saint-Omer - 62), Le Théâtre Jean Arp (Clamart - 92), de la ville de Saint-André-lez-Lille (59).
Production en cours

Infos pratiques

Ouvertures de résidence

Choisissez une porte libre :